Reproduction du site internet ladepeche.fr article PUBLIÉ LE 02/05/2010 07:41 - MODIFIÉ LE 02/05/2010 À 09:02 par| CHRISTIAN ANIORT

 

Cinq ans après avoir pris les commandes, Olivier Sadran a fini par lâcher prise. L'industriel toulousain, président du Toulouse Football Club, vient de céder la société anonyme des Eaux d'Alet, qui exploite et met en bouteilles une eau minérale naturelle à Alet-les-Bains, une commune pittoresque à l'entrée de la haute vallée de l'Aude. Ce dernier bastion d'une activité économqiue naguère florissante dans la région de Limoux a été vendu au groupe Eurokin, dont le siège social est à Sainte-Eulalie-en-Born dans les Landes.

Olivier Sadran officialisera la cession de 80% du capital à l'assemblée générale de la société des Eaux d'Alet le mercredi 5 mai. Suivra une assemblée générale extraordinaire, le 11 mai, destinée à modifier les statuts de la SA. «Les actes sont prêts, ils sont déjà signés», selon Philippe Leclercq, gérant du groupe Eurokin.

«Durant cinq années et malgré de nombreuses difficultés économiques et administratives, nous avons tout mis en œuvre pour assurer la pérennité de la société des Eaux d'Alet. Il était temps aujourd'hui de donner à cette société une puissance commerciale et industrielle supplémentaire à travers un nouvel actionnaire», se borne à déclarer dans un communiqué le président du TFC. Joint au téléphone, hier, Olivier Sadran a ajouté: «Il faut savoir céder les choses».

Depuis 2005, l'homme d'affaires toulousain faisait face à l'opposition de l'association «Avenir d'Alet» qui s'est toujours prononcée contre la construction d'une nouvelle usine d'embouteillage. En février 2009, un premier permis de construire avait été annulé par le tribunal administratif de Montpellier en raison de la proximité du site industriel avec le cœur de ce village classé, dont une abbaye en ruines témoigne d'un riche passé en pays cathare lorsqu'Alet était un évêché au XIVe siècle. Face à la polémique qui n'a cessé d'être alimentée depuis son arrivée à la tête des Eaux d'Alet, Olivier Sadran a fini par céder au découragement malgré le soutien de la sous-préfecture et du député maire de Limoux. Des barrages que le patron du groupe Eurokin va affronter dans l'espoir de compléter dans le sud de la France sa gamme d'eaux minérales.


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