Nous reproduisons ci-dessous l'article paru dans la Dépêche du Midi du 17/3/2009

 

Et si Eaux d'Alet bâtissait son usine à Limoux ?

Economie. Olivier Sadran a reçu hier à Toulouse le sous-préfet et le maire d'Alet. Le président du TFC étudie une autre possibilité d'implantation.

 

Après l'annulation du permis de construire de la nouvelle usine d'embouteillage d'eau minérale sur le site de la gare à Alet-les-Bains, la commune n'entend pas en rester à cette décision du tribunal administratif de Montpellier rendue le 24 février dernier. Elle fera appel, foi de Jean-Denis Alandry, maire d'Alet. Pour espérer prendre sa revanche à la cour d'appel de Marseille, le dossier devra certainement être revu et corrigé. Quels nouveaux éléments peuvent être apportés à un projet aussi parfait soit-il s'il se situe toujours sur le site de la gare jugé trop proche des monuments historiques d'Alet ? Tant bien même une chance de gagner subsiste, sur quels délais faut-il alors tabler pour obtenir un feu vert et sortir de l'impasse ? Le maire d'Alet avoue qu'il n'en sait encore strictement rien.

En attendant, une autre piste est à l'étude depuis hier. Olivier Sadran, président du TFC et patron de la société Eaux d'Alet depuis quatre ans a reçu dans ses bureaux toulousains le sous-préfet de Limoux et le maire d'Alet-les-Bains. Bien évidemment, les trois hommes ont fait le point de la situation et les chances de gagner en appel. Mais surtout, Olivier Sadran et Pierre Coron ont commencé à parler aussi d'un plan « B » qui serait d'implanter cette future unité d'embouteillage d'eau minérale sur Limoux. « Une chose est sûre, Olivier Sadran ne veut pas attendre éternellement. C'est ce qu'il nous a dit. Il se donne six mois pour prendre une décision de continuer ou pas. »

Renseignements pris, Limoux posséderait sur la plaine de Massia, route de Saint-Polycarpe du site idéal pour cette installation. Le terrain convoité appartient à l'ASM (Association sociale et médicale audoise) qui a déjà cédé des parcelles dans ce secteur pour permettre la construction de la toute nouvelle fabrique de tuiles. En terme d'autorisations administratives, il n'y aurait aucun obstacle en vue pour bâtir une usine de 3 000 m2. Selon une toute première analyse, l'acheminement de l'eau depuis Alet-les-Bains ne poserait pas non plus de problème majeur.

Pour sa part, Olivier Sadran maintient toujours le silence radio. Il ne souhaite toujours pas s'exprimer après l'annulation du permis de construire au TA de Montpellier et sur ces intentions. On se contentera d'une bribe lâchée hier au téléphone : « C'est à l'Etat de jouer ! »

Pour l'appel ou pour Massia ?

 

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