Reproduction d'un article paru le 30/6/2009 sur ladepeche.fr
Bagarre générale à Alet les Bains le 29/06/2009
Bousculade, empoignade, razzia, dispute, bagarre, action commando ou coup d'Etat? Carnaval? Selon le s camps, la version des faits qui se sont déroulés hier soir à la mairie d'Alet-les-Bains ,en préambule du conseil municipal, diffèrera probablement très sensiblement. Et sans vouloir heurter la sensibilité des protagonistes, opposants ou partisans dela nouvelle usine d'embouteillage des Eaux d'Alet, l'affaire a la saveur pagnolesque d'un pays où il se donne tous les week-ends des gifles sur les terrains de rugby, mais où il s'en perd quotidiennement aussi dans les querelles de clochers. Sauf que cette fois, dans un conseil municipal qui a l'habitude d'être suffisamment perturbé pour que le maire demande le huis-clos, la chose s'est soldée par l'intervention des gendarmes d'abord, et des pompiers ensuite. Résultat du match: un blessé léger, tout de même transporté au centre hospitalier de Carcassonne dans la soirée. A qui la pénalité? La gendarmerie jouera les arbitres...
Ce dont on est sûr pour l'heure, c'est qu'alors que le conseil municipal semblait pouvoir se tenir dans une relative tranquilité, trois individus masqués (au sens de carnaval) ont fait irruption dans la salle du conseil, jetant force confettis et farine sur des citoyens qui ont pu soit se sentir menacés et se protéger, soit réagir de manière excessive. Toujours est-il qu'après cette irruption, le commando impétrant étant reparti comme il était arrivé, soudainement, les coups ont plu. De part et d'autre, et les uns rejetant la faute sur lesautres. Selon les membres du collectif pour la haute vallée, pro-usine, les membres de l'autre camp, Avenir d'Alet, étaient venus plus nombreux qu'à l'habitude pour semer la zizanie. Et c'est bien un de leurs membres qui aurait porté un coup à la victime.
En face, on assure que l'agression n'est pas venue de l'association, et qu'il y avait longtemps qu'Avenir d'Alet craignait pour sa sécurité, au point d'alerter le sous-préfet par un courrier posté l'après-midi même d'hier. Enfin, s'ils étaient plus nombreux, c'était précisément parce qu'ils avaient «demandé à des personnes de venir témoigner de la façon dont ça se passait».
Joint au téléphone hier soir, le maire d'Alet, Jean-Denis Alandry, n'a pas souhaité s'exprimer. Le conseil a finalement suivi son cours à huis-clos.
Suite des évènements qui se sont déroulés et lus ci-dessus :
Article paru dans la dépêche du midi du 4 juillet 2009
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