Limoux. Pour le Collectif de la haute vallée, la coupe est pleine

Une semaine après les incidents qui émaillèrent le conseil municipal d'Alet-les-Bains, Guillaume Plucain livre sa version des faits. Etonnant

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On attendait la réaction du Collectif de défense de la haute vallée suite aux graves incidents survenus lors du dernier conseil municipal d'Alet-les-Bains, le lundi 29 juin. Ce soir-là, trois individus grimés avaient surgi au milieu de l'assistance, déclenchant une rixe où coups et blessures avaient ensuite été consignés par les gendarmes, vite venus à la rescousse. Hier, c'est Guillaume Plucain en personne, président d'un Collectif regroupant rappelons-le 1100 partisans de la nouvelle usine d'embouteillage des eaux à Alet, qui est sorti de la réserve pour expliquer clairement les raisons d'une action dont il n'assume qu'une partie de la responsabilité : « Notre action avait pour but de créer le huis clos du conseil, notre manière de dire halte aux recours systématiques d'Avenir d'Alet. ça fait plus de vingt ans que cette association pourrit le village, rien que 180 recours devant le tribunal administratif en 10 ans ! »

Ce qu'on supputait se révèle donc exact, à savoir que ce n'est pas la seule usine d'embouteillage des eaux qui aurait justifié la démonstration des « carnavaliers » ce 29 juin au soir. Ceux du Collectif ont bien compris que la nouvelle usine ne se ferait jamais sur le site de la gare d'Alet, comme tant espéré, mais bel et bien à Limoux, où du reste le permis de construire est consultable en mairie. « Sauf que nous ne sommes jamais intervenus dans le but que ça dégénère de la sorte et je tiens à dire que je regrette les deux cas de blessure où nous n'y sommes pour rien. Au contraire, quelqu'un d'Avenir d'Alet m'a donné un coup de pied aux fesses et tout est ensuite parti en vrille », déclare Guillaume Plucain. Ce dernier, placé en garde à vue, dit avoir subi de grosses pressions de la part des gendarmes, « très motivés et très remontés, nous croyons savoir par la préfecture, pour retrouver les carnavaliers du conseil d'Alet ». Et de stigmatiser, une fois de plus, Avenir d'Alet et son président, Gilbert Dargegen, « qui doit avoir le bras très long pour que toutes ses procédures aboutissent ». Guillaume Plucain qui, à l'image du maire d'Alet, Jean-Denis Alandry, donnerait des signes de lassitude dans son combat pour la démocratie et la tranquillité au village. Au point, peut-être, d'envisager la démission…

(Reproduction de l'article paru sur la depeche.fr le 7/7/2009)

 

 

Communiqué d'Avenir d'Alet, suite à l'article ci-dessus, adressé entre-autres à la Dépêche du Midi :

AVENIR D'ALET COMMUNIQUE

Votre édition du 7 juillet 2009 donne la parole à M. Guillaume PLUCAIN, « Président du Collectif de la Haute Vallée ».Cet article suscite les précisions  suivantes :

Ce « Collectif » est  intitulé dans votre édition du 5 juillet dernier«   Collectif d'Alet créé pour combattre aux côté de la municipalité les opposants.. ».

On ne peut, en effet, que  limiter ce « Collectif »   à une force d'appui du maire,  puisque  ce Collectif n'a, après vérifications, jamais déposé d'objectifs statutaires au titre de la loi sur les Associations.

Nous prenons acte que le Président de ce « Collectif » est « sorti de sa réserve » pour expliquer que son « action avait pour but de provoquer le huis clos »  lors du dernier conseil municipal.

Personne n'en a jamais douté, puisque ce 29 juin, c'était le 4ème « huis clos » qui était prémédité...
A défaut de connaître formellement l'identité  du commanditaire, nous savons au moins à qui profite, en premier lieu, cette opération...

Evidemment, pour mettre la pagaille, il faut  employer les grands moyens :
M PLUCAIN  a oublié de citer les jets de bombes fluo dans les yeux, pour aveugler le public.

Il n'est pas interdit de relire l'article 431-1 du code pénal relatif à l'entrave au droit de réunion.

M. PLUCAIN, alléguant un nombre de recours complètement fantaisiste, ose affirmer que notre Association «  pourrit le village ».

L'Association Avenir d'Alet, qui défend notamment le cadre de vie et les contribuables locaux, a réussi, par ses actions contentieuses, à mettre un terme à des pratiques irrégulières, occasionnant ainsi des économies considérables au profit de la Commune (dossiers à disposition des personnes intéressées).

M. PLUCAIN  stigmatise alors  le  Président d'  Avenir d'Alet  qui «  doit avoir le bras très long pour que toutes ses procédures aboutissent ».                                                                                     

Il s'agit là d'une mise en cause  publique de l'impartialité des Tribunaux.
La Justice appréciera..  
Il n'est pas inutile de relire l'article 434-25 du code pénal qui réprime  les écrits de nature à porter atteinte à l'indépendance de la Justice.

Enfin, M. PLUCAIN  « à l'image du maire d'Alet, donnerait des signes de lassitude dans son combat pour la démocratie ».

Il est vrai que si pour certains, la démocratie, c'est le refus de dialoguer, le refus de communiquer les documents publics, l'organisation de conseils municipaux à huis clos systématiques, les actions à visage masqué, ils doivent savoir qu'ils  se heurteront toujours,  à une sérieuse opposition citoyennne... fort heureusement !

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